| |
Site
du Ministèe de la santé
http://www.hc-sc.gc.ca/pphb-dgspsp/sars-sras/index_f.html
En
date du 23 avril 2003, Santé Canada a reçu rapport de 330 cas probables
ou suspects de personnes atteintes du syndrome respiratoire aigu
sévère (SRAS). Il y a eu 16 décès au Canada. Jusqu'à présent, la
transmission du SRAS est restreinte à certains milieux, notamment
les familles, les établissements de santé et des communautés particulières.
Les renseignements contenus dans la présente mise à jour sont fondés
sur l’information dont dispose Santé Canada en ce moment. Voici
les derniers détails à propos des cas mentionnés :
* Ontario : 136 cas probables et 131 cas suspects.
* Colombie-Britannique : 4 cas probables et 47 cas suspects;
* Nouveau-Brunswick : 2 cas suspects;
* Saskatchewan : 1 cas suspect;
* Alberta : 5 cas suspects; Î.-P.-É. : 4 cas suspects.
Jusqu'à maintenant, 127 personnes ont reçu leur congé de l'hôpital
en Ontario. Ces individus ont été traités comme cas suspects ou
probables.
Ce dernier bilan remonte à 13 h, heure avancée de l'est, le 23 avril
2003.
L'Organisation
mondiale de la santé a conclu que le SRAS était causé par le coronavirus.
Santé Canada n'est toujours pas en mesure d'en arriver à cette conclusion;
toutefois, les laboratoires nationaux et internatiaux poursuivent
leurs recherches et continuent de collaborer.
|
| |
Le
problème du sang abordé au canada
Après
le VIH, l'hépatite C, la maladie de la vache folle et le virus du
Nil occidental, les organismes qui gèrent les réserves de sang doivent
composer avec un nouveau facteur de risque: le Syndrome respiratoire
aigu sévère. Le Dr Graham Sher est président-directeur général de
la Société canadienne du sang (SCS), la société à but non lucratif
qui a pris la relève de la Croix-Rouge canadienne en 1998. "Ce que
nous avons appris avec le VIH et l'hépatite C dans les années 1980-1990,
c'est qu'il faut pouvoir identifier rapidement les nouveaux risques,
évaluer l'importance de ces risques et prendre les mesures nécessaires
pour les réduire".
Déterminer le risque potentiel est toutefois plus facile que trouver
les bons moyens de protéger les réserves de sang, tout en s'assurant
que ces réserves puissent répondre à la demande dans tout le pays.
Le problème s'est d'ailleurs présenté l'été dernier avec la propagation
du virus du Nil occidental lorsqu'on s'est aperçu aux Etats-Unis
que la maladie pouvait être transmise par le sang contaminé ou lors
de la transplantation d'organes. Assurer la sécurité des réserves
était la réponse, mais encore fallait-il mettre au point un test
simple pour détecter la présence du virus. De toute évidence, on
ne pouvait pas refusé le sang de tous ceux qui avaient été piqués
par des moustiques. La question ne devrait toutefois pas causer
problème cet été, puisqu'un tel test devrait être disponible à la
SCS au plus tard le 1er juillet prochain, affirme le Dr Sher. Mais
si le virus du Nil occidental représente un véritable risque pour
les réserves de sang, rien n'est aussi certain dans le cas du SRAS.
Selon toutes les indications recueillies jusqu'à présent, la maladie
serait causée par un nouveau coronavirus, mais on n'en est pas encore
certain à 100 pour cent. Rien ne prouve par ailleurs qu'un agent
infectieux qui s'attaque aux voies respiratoires puisse également
contaminer le sang. Une chose peu probable en fait, estime le Dr
Donald Low, microbiologiste en chef au Mount Sinai Hospital de Toronto,
l'un des plus grands experts canadiens dans le domaine des maladies
infectieuses. "Je n'ai jamais entendu parler d'un précédent dans
ce cas", d'affirmer le Dr Low. Comme dans le cas de l'influenza,
ce genre de microbes est propagé par la toux. Mais, de reconnaître
le Dr Low, la SCS doit prendre ce risque en considération. Ainsi,
toute personne qui a été potentiellement exposée au virus et qui
veut donner du sang devra respecter une période de dix jours après
la fin de cette exposition. On estime en effet à dix jours la période
de gestation du SRAS. Les principaux secteurs à risque du SRAS pour
le moment sont la Chine, Hong Kong, Hanoi, Singapour et Taiwan.
Toronto, qui est pourtant sur la liste de l'Organisation mondiale
de la santé pour le nombre de cas de SRAS, n'est toutefois pas sur
la liste de la SCS. "On ne peut pas refuser le sang en provenance
de Toronto, puisqu'il compte pour 20 à 25 pour cent des réserves
canadiennes", a expliqué le Dr Sher. Evidemment, ceux qui ont été
exposés à la maladie, patients, visiteurs ou personnel médical des
les hôpitaux de Toronto devront respecter la période de dix jours
de quarantaine avant de donner du sang.
|